Homélies du P. Olivier Petit

Homélies depuis septembre 2025

24e dim A 2026 – Sirac 27,30-28,7 ; Ro. 14,7-9 ; Mat. 18,21-35.

Ben Sirac nous alerte : Nous ne pouvons pas demander pardon au Seigneur si nous ne pardonnons pas aux autres ! Et il ajoute que le Seigneur nous traite comme nous traitons les autres.

La parabole que Jésus propose à Pierre nous éclaire tout en élargissant la perspective. Il n’est pas seulement question du pardon mais plus largement de tout ce que nous donnons aux autres et de tout ce qu’ils nous donnent. Ainsi les dons et pardons que nous accordons aux autres ne sont que la redistribution d’une toute petite part du don démesuré que nous accorde le Père du ciel.

De même que le serviteur du roi nous bénéficions d’une grâce impossible à rembourser : la grâce de la vie ! Et si parfois, comme ce même serviteur, nous exigeons des autres qu’ils nous remboursent ce que nous devrions gracieusement leur donner et pardonner, nous refusons alors de diffuser la grâce de la vie reçue du Père. C’est ainsi que nous nous préparons des lendemains difficiles puisque le Père nous traitera alors comme nous traitons les autres conformément à la demande que nous lui adressons par la prière du Notre Père.

Appartient vraiment au Seigneur Jésus Christ celui ou celle qui partage généreusement la grâce de la vie ! Afin de ne jamais l’oublier prions aussi souvent que possible avec les mots du psaume 102 : Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits ! Et prenons alors le temps de reconnaître ces bienfaits par lesquels il ne cesse de nous faire grâce de la Vie !

Olivier Petit.

23 dim A 2026 – Ez 33,7-9 ; Ps 94 ; Ro 13,8-10 ; Mat 18, 15-20.

La traduction liturgique de l’évangile de ce jour est incorrecte. Dans le texte grec Jésus ne dit pas « si ton frère a commis un péché contre toi » mais « Si ton frère vient à pécher ». Jésus demande donc à ses disciples d’être des guetteurs selon la description d’Ezéchiel. Et nous comprenons grâce à Paul qu’exercer cette mission de guetteur à l’égard des frères pécheurs c’est honorer la dette de l’amour mutuel.

Qu’un disciple intervienne même s’il n’est pas atteint personnellement, que des témoins et l’Église soient requis si nécessaire, révèle que le péché atteint celle-ci, atteint le corps du Christ. En péchant et en s’entêtant le pécheur se coupe de la communauté ! Dès lors l’exclusion ne punit pas mais manifeste les effets du péché. Elle découvre la vérité de la situation.

Le péché est donc une atteinte portée à la communauté qu’il ne faut pas limiter à ce qui relève de la morale personnelle, conjugale et familiale. Son périmètre s’étend à ce qui relève de la morale économique, de la morale sociale, de la morale politique et de la morale écologique. Dès que je blesse la communauté en l’une ou l’autre de ces dimensions, je suis pécheur. Et Jésus attend que nous intervenions en toutes ces dimensions.

Ce travail de guetteur que Jésus propose à ses disciples vise à renouer les liens détruits par le péché, à dénouer les chaînes qu’il instaure et à faire la vérité. Mais il n’est possible que pour des disciples unis qui donne corps à la présence du Christ.

Vérifions auprès de qui et à propos de quoi il nous faut intervenir ! Demandons la grâce de l’Esprit Saint pour le faire avec tact et prudence ! Choisissons soigneusement les frères et les sœurs avec qui intervenir ! Olivier Petit.

22e dim A 2026– Jr 20,7-9 ; Ps 62 ; Ro 12,1-2 ; Mat 16, 21-27.

La semaine dernière Jésus a reconnu en Simon le fils de Jonas ! Ce prophète qui comprend parfaitement la volonté du Seigneur mais qui s’y oppose parce qu’il pense que le Seigneur a tort ! Eh bien Simon est un véritable fils de Jonas : il prend Jésus à part pour lui faire la leçon ! Mais Jésus lui tourne le dos et le traite de Satan car il est en train de lui faire un croc en jambe ! Capable d’entendre parfaitement Dieu tel Jonas, Simon reste accroché à la manière de penser des humains et tente d’aligner Jésus sur celle-ci.

Puis Jésus explique à ses disciples ce que Paul appelle le culte « logique », le culte « raisonnable », le culte « rationnel »[1]. Il est tout à fait logique, raisonnable, rationnel, de prendre sa croix pour le suivre car c’est la seule manière de trouver la vie ! Le culte qui plaît à Dieu consiste à ne pas suivre les modes pour vivre librement en discernant quelle est la volonté de Dieu, ce qui lui plaît, ce qui est parfait comme Jésus ne cesse de le faire au fil des Évangiles !

C’est ainsi que nous réduisons toujours plus notre connivence avec la mort, le mal et le péché et que nous l’emportons avec lui. Même si cela nous est difficile dans un monde où la mort, le mal et le péché mènent la danse, nous le pouvons parce que le Seigneur nous a saisi et parce que sa parole est un feu brûlant en nos cœurs impossible à maîtriser autrement qu’en lui donnant corps ! Soyons logiques, soyons raisonnables, soyons rationnels ! Suivons Jésus le Christ, le Fils du Dieu vivant, jusqu’à la résurrection !

Olivier Petit.

[1] En Romains 12,1-2 il est question d’un « culte logique ». Ce mot « logique » ne se retrouve que deux fois dans le Nouveau Testament. Mais beaucoup de traducteurs corrigent le plus souvent en « culte spirituel ». La traduction liturgique traduit « la juste manière de rendre un culte ».  Cela tient certainement au fait que pour les traducteurs le culte ne peut être logique ou rationnel ou raisonnable. Je trouve que le culte chrétien soit un culte logique, rationnel, raisonnable qui consiste a vivre dans son corps sans suivre les modes et avec discernement, est une libération.

21 Dim ordi A 2026 – Is 22,19-23; Ps 137; Ro 11,33-36; Matthieu 16,13-20

Les gens disent du fils de l’homme qu’il ne peut être qu’un prophète comme Jean Baptiste, Elie ou Jérémie. Puis Simon Pierre reconnaît en Jésus un autre fils : « le fils du Dieu Vivant ». Il le dit après l’avoir désigné comme « Christos », traduction grecque du mot hébraïque « Messiah », en français « Oint » ou « Pommadé », fonction qu’une seule personne peut honorer. Simon-Pierre reconnaît donc que Jésus est unique et il invente pour le dire cette expression : « le Fils du Dieu vivant ! » Si beaucoup de prophètes peuvent porter le titre de « Fils d’homme » mais seul « le Fils du Dieu vivant » peut porter le titre de Christ ! Simon Pierre dit ainsi de Jésus qu’il est l’unique cheville capable de tenir ensemble Dieu et sa création selon les mots d’Isaïe ou que tout est de lui, par lui et pour lui selon les mots de Paul.

Quand Jésus entend Simon-Pierre, il entend que son Père lui a parlé alors qu’il cheminait ensemble. Et Jésus marque le coup en lui donnant un nouveau nom – Pierre – comme pour une naissance et en lui donnant deux fonctions : être la fondation de l’Église qu’il bâtit dont la caractéristique est de ne pas donner prise à la mort ; ouvrir l’accès au royaume des cieux par des décisions qui s’imposeront même au ciel !

Ainsi Pierre sera la fondation de l’Église car elle rassemblera les femmes et les hommes qui reconnaitront après lui en Jésus le Christ, le Fils du Dieu Vivant ! Et il ouvrira l’accès au royaume des cieux car les liens qu’ils nouera avec les femmes et les hommes partageant cette foi les délieront de tous les esclavages. Puisque nous partageons la Foi de Pierre prenons le temps de reconnaître les esclavages dont elle nous libère ?

Olivier Petit.

20e dim A 2026 – Is. 56,1-7; Ps 66; Ro 11,13-32; Mat 15, 21-28.

Jésus est abordé par une cananéenne, une femme appartenant au peuple qui occupait la région avant l’arrivée des israélites. C’est comme si nous rencontrions une femme celto-ligure, appartenant à ce peuple qui occupait notre région avant l’arrivée des romains.

Elle en appelle à la pitié de Jésus pour sa fille tourmentée par un démon en lui disant « Seigneur, fils de David ». Mais Jésus l’ignore car il réagit en tant que Fils de David roi des Israélites non pas des cananéens. À ce titre il est envoyé exclusivement aux brebis perdues de la maison d’Israël non pas aux cananéens. Mais la femme l’entend et modifie sa demande. Après s’être prosternée elle lui dit « Seigneur viens à mon secours ». Il n’est plus question du fils de David. Elle reconnaît Jésus alors comme son Seigneur et lui reconnaît d’avoir autorité sur elle.

Et Jésus lui répond par une parabole : « il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens ». La femme accueille cette parabole et la prolonge : « les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table des maîtres ». Elle entre dans cette manière de dire, de comprendre et de raisonner qui caractérise Jésus et que nous appelons les paraboles. Il reconnaît alors en la créativité cette la femme l’expression d’une grande foi dont la conséquence est la guérison de sa fille. Ainsi avec foi elle entre dans la parabole et en fait sa pâture comme les petits chiens des miettes libérant ainsi sa fille de son démon. En fait celui-ci est le symptôme du désir du salut que seul Jésus peut donner et qui ne se reçoit que par la foi.

Paul nous apprend que la foi est une décision personnelle qui ne dépend d’aucun déterminisme religieux, culturel, ethnique. Au pire peut-on y venir par jalousie. Mais encore faut-il que croyants fassent envie. Ce paramètre est bien souvent négligé quand il question d’Évangélisation ou de Mission. Alors demandons-nous : faisons-nous envie auprès de ceux qui ne partagent pas notre foi ?

Olivier Petit.

15 août 2026 – Luc 1,39-56 ; 1 co 15,20-27 ; Ap 11.

La salutation de Marie touche Jean qui s’agite joyeusement dans le ventre de sa maman car il y entend la présence de son cousin. Ce faisant, il ouvre sa mère, Élisabeth, à l’Esprit Saint qui la rend capable de reconnaître que la parole du Seigneur prend corps en Marie parce qu’elle l’a reçue avec foi ! Marie alors explose de joie car par cette grossesse la miséricorde du Père pour les humbles et les affamés ainsi que son amour pour Israël s’accomplissent selon la promesse faite aux pères.

L’extrait de l’Apocalypse élargit la grossesse de Marie aux dimensions du Cosmos. Elle condense en son corps de femme toute la capacité de la création à enfanter le corps du fils capable de rassembler et d’unifier la diversité humaine dans le cadre d’une alliance avec Dieu. Mais cet enfantement suscite l’opposition d’un dragon sans corps bien qu’associant sept têtes couronnées et cornues à une queue destructrice. Les corps de la femme et de son fils sont donc menacés par un monstre qui n’est que tête et violence.

Et l ‘extrait de la première épître aux Corinthiens précise que si l’Humanité trouve son unité dans la mort, soit la victoire du dragon, le royaume rassemblé par le fils trouve son unité autour de sa résurrection, victoire sur la mort.

Nous sommes-là parce que nous avons été touché par la parole de Dieu comme Marie. Que dirions-nous de la joie qu’elle a suscité ? Que dirions-nous de la fécondité en nos existences de cette parole, victoire de la résurrection sur la mort ? Et pourrions-nous dire à quoi ressemble le dragon présentement ?

Olivier Petit.

18 dim A – 2026 – Is 55, 1-2; Ps 144; Ro 8, 35…39; Mat 14, 13-21.

Par Isaïe, le Seigneur nous apprend qu’en lui prêtant oreille nous en accueillons une parole qui rassasie une faim un peu particulière car cette parole établit entre lui et nous une alliance éternelle, une relation plus forte que la mort, le péché et le mal. Relation ou alliance dont, selon St Paul, le pivot est le Christ. Et parce que Jean Baptiste, comme tous les prophètes, a éveillé cette faim de l’alliance ou de l’union avec le Père en ses contemporains, à sa mort ces derniers, en foules, recherchent qui peut y répondre. Pour cela ils se tournent vers Jésus.

Cette faim des foules prend Jésus aux tripes. Et après avoir guéri les infirmes il les nourrit avec cinq pains et deux poissons. D’abord il affirme le lien profond qui l’unit au Père en levant les yeux au ciel. Puis il inscrit ces aliments dans le prolongement de son corps en les bénissant et en les rompant lui-même. Enfin il en confie la distribution à ses disciples.

Par les morceaux de pains et de poissons Jésus associe   chaque individu des foules à son propre corps solidement relié à son Père et ce faisant les unis les uns aux autres. Jésus, parole du Père, est un corps auquel tout un chacun est greffé s’il en a faim. La parole ici n’est donc pas un effet sonore, un discours, un message mais un corps ! Et un corps qui s’étend à l’infini puisque les douze paniers de restes contribueront à son expansion par l’adjonction de nouveaux membres eux aussi bien souvent blessés, malades, infirmes ou tourmentés.

N’oublions jamais que notre prochain est affamé de vivre uni à son Père du ciel et aux autres mais qu’il est aussi inquiet d’y perdre sa singularité et qu’il revient aux disciples de mettre à la portée de chacun l’accès à ce corps dont Jésus est la tête comme les disciples qui distribuent les morceaux de pains et poissons ! Vérifions si nous facilitons ou compliquons cet accès.

Olivier Petit.

15 dim ordinaire 2026 – Is 55, 10-11; Ps 64; Ro 8, 18-23; Mat 13, 1-23.

Jésus parle en parabole uniquement à celles et ceux dont le cœur s’est alourdi et qui de ce fait sont durs d’oreille et ont les yeux bouchés. Pour ses disciples, qui ont reçu les mystères du royaume, les propos de Jésus sont beaucoup plus clairs. Là où les premiers n’entendent que l’histoire d’un moissonneur qui gaspille ses grains en les jetant à tort et à travers, les disciples entendent la description du travail de la Parole dans les corps humains. Nous sommes parfois le terrain au bord du chemin, parfois le sol pierreux, parfois le sol encombré par les ronces et parfois la bonne terre.

A ce travail de la parole dans la pâte humaine correspond « les souffrances du temps présent » et « les douleurs de l’enfantement » dont Paul désigne le terme : la libération de la création de l’esclavage et de la dégradation, notre adoption et le salut de nos corps.

Afin d’accéder aux mystères du royaume regardons nos existences et toutes nos relations comme étant travaillées en permanence par la Parole du Seigneur qui lui reviendra après avoir fait ce qui lui plait, après avoir accompli sa mission. Ainsi au plus secret de chaque créature cette parole travaille et l’emporte malgré bien des résistances ! Tôt ou tard les herbages se pareront de troupeaux, les plaines se couvriront de blé. Tout exultera et chantera ! Un grain en donnera 30, 60 ou 100 !

Que l’Esprit Saint éveille nos cœurs, ouvre nos oreilles et nos yeux ! Entendons et reconnaissons les mystères de Dieu ! Reconnaissons comment la Parole de Dieu nous travaille au corps et nous sauve ! Reconnaissons comment nous vient le royaume de Dieu !

Olivier Petit.

Saints Pierre et Paul 29/06/26 – Ac 12,1-11 ; Ps 33 ; 2 Tim 4,6-18 ; Mt 16,13-19.

Simon est le fils de Jonas ce prophète de l’Ancien Testament qui entend parfaitement le Seigneur. Ainsi comme Jonas, Simon entend parfaitement le Père qui est aux cieux mais en plus il le répercute. Voilà pourquoi Jésus l’établit comme fondation de l’Église qu’il bâtit. Mais il ne sera pleinement Pierre qu’après la Pentecôte. Alors il proclamera sans faiblir que Jésus est Christ et Fils du Dieu Vivant. Le résultat de cette transformation apparaît bien dans le récit de son évasion.

Quand l’ange vient dans la prison Pierre n’est que disponibilité au Seigneur y compris en sa chair et son sang. Ni les gardes, ni les chaînes, ni la prison, ni la mort, n’ont prise sur lui. Voilà pourquoi son corps répond à l’ange sans qu’il ait conscience de ce qui se passe. En effet ce n’est qu’une fois dehors qu’il réalise ce qui s’est passé.

De même que Pierre, Jésus a appelé Saul de Tarse. C’était sur la route de Damas. Lui aussi il a été transformé en son corps par trois jours de jeûne et d’aveuglement. C’était à Damas ! Lui aussi a changé de nom. C’était à Chypre où Saul devient Paul ! Il a combattu sans faiblir car toujours soutenu par le Seigneur et toujours convaincu que le Seigneur le sauvera pour le faire entrer en son royaume de même qu’il sauve Pierre de la mort projetée par Hérode-Agrippa !

Pierre et Paul incarnent parfaitement la transformation que vit la femme et l’homme qu’appelle Jésus le Christ, le Fils du Dieu vivant. Ils sont de ce fait des modèles auxquels nous pouvons nous référer pour la reconnaître en nous et chez les autres. Prenons le temps de relire nos parcours de vie à la lumière de ces deux apôtres. De même que Pierre une fois hors de prison, nous prendrons conscience que nous n’avons pas rêvé et qu’il s’est vraiment passé quelque chose d’extraordinaire !

Olivier Petit.

12 dim. Ord A – 2026 –  Jr 20,10-13 ; Ps 68/69 ; Rm 5,12-15 ; Mt 10,26-33.

L’injonction de Jésus, Ne craignez pas les humains, laisse entendre qu’il y a des raisons de les craindre. Pourquoi donc ?

En chacun de nos corps, il y a une part voilée ou cachée, une âme, qui nous donne d’être à nul autre pareil, d’être singulier et unique. Et c’est par elle que nous entendons dans les ténèbres ou le creux de l’oreille les paroles que nous proclamons en pleine lumière par des mots, par des attitudes et des actes.

Ainsi c’est par elle que le Christ nous rejoint au plus profond de nos corps quand nous l’accueillons par la prière, la méditation, la lecture des écritures et la liturgie. Ainsi c’est par l’âme que nous accédons à la dignité filiale, que nous participons à la résurrection et goûtons à la vie éternelle.

Redoutons ce qui peut la perdre et faire de nos corps des déchets destinés à la géhenne, à la décharge[1]. Redoutons ce péché introduit par Adam qui détruit ces singularités qui nous rendent uniques et prenons appui sur la réponse de Dieu au péché : la mort et la Résurrection de Jésus Christ.

En Jésus Christ mourant et ressuscité je reconnais ce que je menace chez moi et chez les autres et que je dois honorer avant tout, plus que tout. Voilà pourquoi Jésus est Christ, voilà pourquoi il est la revanche réclamée par Jérémie, voilà pourquoi il est la délivrance du pauvre qui attend en chacune et chacun d’entre nous, voilà pourquoi il est le salut de l’âme menacée de mort par le péché et le salut du corps qui sans elle devient quantité négligeable.

Dès lors entendons que se déclarer pour Jésus Christ, c’est protéger, servir, honorer la singularité du prochain et que renier Jésus Christ c’est agresser cette singularité pour la détruire comme Jérémie l’est par ses calomniateurs.

Vérifions donc si nous préservons nos singularités et si nous respectons celles des autres ? Olivier Petit.

[1] La Géhenne est la décharge ou déchetterie de Jérusalem.

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