Homélies depuis septembre 2025
Trinité A 2026 – Exode 34,4…9 – Dan 3 – 2 Co 13,11-13 ; Jn 3,16-18.
La première lecture se situe après l’épisode du Veau d’Or. Rappelez-vous : Pendant que Moïse rencontre le Seigneur sur la montagne, les hébreux dans la plaine demandent à Aaron de leur fabriquer des dieux pour en combler l’absence. Alors Aaron leur fabrique un veau d’or qu’il leur présente en l’appelant « Yahvé ». Voyant cela ce dernier alerte Moïse qui d’abord en calme la colère puis descend vers les Fils d’Israël. Après avoir brisé les tables de la loi écrites de la main de Dieu il rétablit l’ordre manu militari. Puis Moïse remonte vers le Seigneur avec de nouvelles tables sur lesquelles il écrira sous la dictée du Seigneur les termes de l’alliance que ce dernier établit entre lui et les Fils d’Israël. Il s’agit des conditions à respecter qui rendent possible la présence du Seigneur au milieu de son peuple. Notre texte se situe au début de cette seconde rencontre. Et une fois ces conditions communiquées aux Fils d’Israël ceux-ci fabrique la tente de la rencontre où le Seigneur élit domicile. Ainsi le Seigneur s’installe au milieu de son peuple.
L’Évangile que nous venons d’écouter est un extrait des propos que Jésus adresse Nicodème au chapitre 3 de l’Évangile selon St Jean. Il envisage bien autrement notre relation avec Dieu son Père. En effet, il vient nous offrir de partager avec lui la relation qui l’unit à Dieu son Père ce qui nous fait accéder à la vie éternelle. Pour cela il affronte victorieusement le péché et la mort puis rejoint son Père afin de nous laisser sa place de sorte que nous lui succédions en prenant le chemin qu’il nous ouvre. Ainsi croire en lui au point d’aimer comme il le commande nous ouvre à l’Esprit Saint qui est la respiration qui l’unit à son Père et nous associe à sa résurrection. Voilà comment nous accédons à la vie éternelle. Ainsi par Moïse Dieu prenait place en Israël alors que par Jésus nous prenons place en Dieu : Père, Fils et Esprit !
Opaline, Méryl, Jean Laurent, Luc, en demandant le baptême, vous entrez dans la relation qui unit Jésus à son Père par l’Esprit. Quant à vous Edna, Marie, Jérémy par votre première communion vous prenez place dans le corps du Christ et dimanche prochain vous en accueillerez la respiration en accueillant l’Esprit Saint lors de votre confirmation.
Opaline, Méryl, Jean Laurent, Luc, Edna, Marie, Jérémy ainsi que vous Monique, Alexandre, Victoria et Sophren, les premiers communiants de dimanche dernier, vous nous appelez à tenir fermement notre place dans la Trinité trois fois Sainte où que nous soyons, en tous nos actes et toutes nos paroles ! Grand merci de nous relancer ainsi !
Olivier Petit.
Jour de Pentecôte 2026 – Ac 2,1-11 ; Ps 103 ; 1 Co 12,3-13 ; Jn 20,19-31.
Le soir de sa résurrection Jésus rejoint ses disciples enfermés : il leur donne sa paix, il les envoie de même que son Père l’a envoyé, et il leur donner l’Esprit Saint grâce auquel ils remettront ou maintiendront les péchés. Jésus passe ainsi le témoin à ses disciples qui le reprendront parfaitement grâce à l’Esprit Saint. Les disciples réaliseront bien la prophétie de Jésus avant sa passion : « celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais ; il en fera même de plus grandes» (Jn 14,12).
Le récit de la Pentecôte complète cet extrait de l’Evangile selon St Jean. L’Esprit Saint se manifeste par des langues de feu se posant sur chacun des apôtres et par leur capacité à dire les merveilles de Dieu dans la langue propre à chacun des pèlerins. Ainsi l’Esprit Saint agit par une parole chaleureuse qui découvre à chacun dans sa langue singulière les effets de la résurrection de Jésus. Car l’œuvre que le Père ne cesse d’accomplir est la saisie de toute chose dans la dynamique de la résurrection.
Enfin St Paul dans la première épître aux Corinthiens ajoute que l’Esprit Saint unifie les disciples en un seul corps, le corps du Christ, de même que la respiration unifie les membres d’un corps. Nos différences, parfois source de tensions entre nous, tiennent ensemble par l’Esprit Saint qui nous anime. Ainsi, aussi différents soyons-nous, aussi variées soient nos fonctions dans l’Église et la société, grâce à l’Esprit Saint, nous rendons témoignage à l’œuvre du Père dans la langue de naissance de nos prochains. L’Esprit Saint favorise donc un témoignage intelligent, intelligible, ajusté sur nos interlocuteurs, tout à fait à l’encontre de cette manière de le mettre en scène irrationnelle, excitée et bête que trop souvent l’on nous inflige comme la garantie de sa présence alors qu’elle est la preuve évidente de son absence.
Afin d’être vraiment intelligent et intelligible demandons la grâce de l’Esprit Saint sans jamais nous lasser !
Olivier Petit.
Ascension 2026 – Actes 1,1-11 ; Ps 46 ; Ep 1,17-23 ; Mat 28,16-20.
Avant de quitter ses disciples pour rejoindre son Père, Jésus leur confie de continuer son œuvre. A leur tour de susciter des disciples en toutes les nations ! Et s’ils le font, il sera avec eux jusqu’à la fin du monde. Ainsi les disciples qui ne suscitent pas de nouveaux disciples au-delà de leur zone de confort social et culturel ne seront plus en lien avec le Ressuscité ! Mais encore faut-il que les disciples en attendent le retour. En effet, on attend le retour d’un vivant, non pas d’un mort ! Ainsi l’annonce de l’Évangile est portée par cette attente qui témoigne de la foi des disciples en la résurrection de Jésus !
Et compte tenu des propos de Paul dans la seconde lecture, les disciples agissent selon l’appel de Jésus et font corps avec lui parce que le Père déploie en eux l’Esprit Saint, l’énergie, la force, la vigueur, qu’il a déployé en Jésus Christ. Les disciples, et nous-mêmes ici présents, sont unis au Christ Jésus, font corps avec Christ Jésus, parce qu’agit en eux, en nous, l’Esprit de même qu’il a agi en lui, Christ Jésus.
D’ailleurs dans la première lecture, Jésus ne répond-il pas à ses disciples qui lui demande quand il rétablira le royaume d’Israël et qui ne l’entendent pas, qu’ils seront ses témoins jusqu’au extrémité de la terre, par la puissance de l’Esprit Saint ! Il leur dit ainsi que l’Esprit Saint va les sortir de leur nation !
Et la royauté du grand roi s’étend sur toute la terre parce que les créatures en rencontrant les disciples rencontrent le corps du Christ ressuscité, le corps de l’unique vainqueur de la mort, du mal et du péché, l’unique vainqueur de ces trois limites dont aucune nation ne peut venir à bout même si elles s’y essaient de multiples manières car la grande affaire de toutes les cultures humaines est de les apprivoiser et de les sublimer faute de les vaincre.
Afin d’honorer l’envoi en mission des disciples par Jésus à la fin de l’Évangile selon Saint Matthieu, afin de prendre le relais de Jésus et de lui donner corps dans l’attente de son retour : demandons la grâce de l’Esprit Saint !
Olivier Petit.
6 dimanche A – 2026 – Ac. 8,5-25 ; Ps 65 ; 1 P 3,15-18 ; Jn 14,15-21.
Les actes et paroles de Jésus s’imposent à nous comme des commandements parce que nous l’aimons. Et la garde de ses commandements, en son absence, autrement dit l’Espérance, n’est possible que grâce à l’Esprit de Vérité que nous donne le Père à la prière de Jésus. En effet l’Esprit de vérité nous apporte le dynamisme nécessaire pour vivre les commandements de Jésus et inscrire ainsi en notre chair le lien qui unit le Père et le Fils.
La première lecture nous éclaire sur les conditions de réception de l’Esprit. Philippe apporte une grande joie en une ville de Samarie car il en guérit les malades et les handicapés puis leur annonce la Bonne Nouvelle et enfin les baptise. Mais sévit en cette ville un magicien, Simon, qui stupéfie les foules. Et voilà que Philippe stupéfie ce magicien qui voit en lui un confrère bien plus fort, non un serviteur de la vie et de la joie. Du coup Simon rejoint les croyants et se fait baptiser par Philippe.
Apprenant que des Samaritains ont été baptisé, les apôtres envoient Pierre et Jean pour leur donner l’Esprit Saint. Simon le magicien découvre alors l’Esprit Saint et veut l’acheter pour en disposer. Pierre lui répond qu’il est sur un chemin qui conduit à la mort car envisager d’utiliser l’Esprit Saint et de l’utiliser pour dominer est un péché mortel. Mais pour le sortir de cette impasse Pierre l’invite à entrer en relation avec Dieu par la prière. Malheureusement le magicien s’y refuse en lui demandant de prier à sa place. Seule l’intéresse la domination des autres. L’Esprit Saint ne peut donc être reçu que par des femmes et des hommes touchés par l’Évangile qui cheminent vers le Père à la suite de Jésus Christ, des hommes et de femmes en relation avec Dieu.
Pierre dans la deuxième lecture nous invite à être continuellement prêt à rendre compte de notre espérance avec douceur, respect et droiture pour ne pas la contredire et de ce fait être pris en défaut. Ainsi Pierre nous encourage à vivre les commandements notamment quand ils sont radicalement contestés de même que l’amour incarné en Jésus le fut par sa mise à mort. Mais Pierre ne fait pas que nous y encourager. Il nous rappelle que cela nous est possible grâce à l’Esprit Saint de même que Jésus Christ fut vivifié par celui-ci. Voilà pourquoi nous devons sans cesse le réclamer ! Ne nous en privons pas !
Olivier Petit.
5 Pâques A 2026 : Ac 6,1-7 ; Ps 32 ; 1 P 2,4-9 ; Jn 14,1-12.
Jésus annonce à ses disciples qu’ils feront des œuvres encore plus grandes que les siennes ! Mais pour cela ils doivent accepter que Jésus est le chemin qui conduit au Père et que ce chemin passe par la mort. D’où les demandes de Thomas et Philippe. A Thomas qui demande où aller pour rejoindre le Père sans passer par lui, Jésus répond qu’il n’y en a pas d’autre. A Philippe qui cherche à voir directement le Père, Jésus répond qu’il n’y a pas d’alternative. Mais l’union du Père et du Fils est si étroite que le second est bien l’image du premier et que ses paroles et ses œuvres sont bien celles du Père. Mais ce n’est qu’après la résurrection que les disciples saisiront que Jésus est la pierre sur laquelle il faut s’accrocher pour demeurer dans la maison du Père et faire des œuvres encore plus grandes.
Pierre désigne dans la deuxième lecture ces œuvres par l’expression « offrandes spirituelles », littéralement « offrandes logiques ». Pierre entend par là des actes raisonnables car agir selon la volonté de Dieu est la chose la plus raisonnable que l’on puisse faire. Et parmi ces offrandes logiques la plus raisonnable est le service de la parole. Et c’est pour ne pas en être détournés que les Douze imposent les mains aux premiers diacres pour le service des veuves de langue grecque. Mais rapidement ces derniers délaissent ce service pour annoncer eux aussi Jésus Christ pour donner la priorité à ce qui est le plus raisonnable ! D’autres s’occuperont des veuves à leur place.
Et voilà que par cette eucharistie nous nous accrochons à la pierre vivante et nous prenons place dans la maison du Père ! Esprit Saint vient sur nous que nous produisions les œuvres agréables au Père annoncées par Jésus christ !
Olivier Petit.
4e dim A Pâques 2026 : Ac 2,14-41 ; Ps 22 ; 2 P 2,20-25 ; Jn 10,1-10.
L’évangile de ce jour prolonge l’échange de Jésus avec les pharisiens après la prosternation de l’aveugle-né : « Mais maintenant, parce que vous dites : nous voyons, votre péché demeure. Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans la bergerie sans passer par la porte, etc. » Ainsi puisque le péché parasite la vision des pharisiens, Jésus leur propose de prendre appui sur leur audition en prêtant l’oreille à la voix qui les appellent par leur nom et qu’ils connaissent puisque Jésus dit des brebis qu’elles connaissent cette voix. Pourtant les pharisiens ne le comprennent pas. Alors Jésus met les points sur les i : c’est en l’entendant, lui et pas un autre, qu’ils sortiront de leur enfermement et accéderont à la liberté. Ainsi qui entend Jésus passe la porte par laquelle il sortira d’une existence verrouillée par le péché pour entrer dans cette relation et ce cheminement décrit par le psaume 22.
La première lecture raconte comment à la Pentecôte Pierre ouvrit la porte de la bergerie où ses auditeurs étaient enfermés. il les toucha au cœur en leur révélant qu’ils avaient crucifié le Christ. Désemparés devant l’énormité de leur crime, ils demandèrent quoi faire. Et Pierre les appela à se convertir, c’est-à-dire à réorienter leurs existences en se tournant vers la vie non plus vers la mort et à se détourner de cette génération tortueuse, comprenons du milieu tordu, où ils évoluaient. Entendons qu’à travers Pierre c’est Jésus qui les appelle, c’est Jésus qu’ils entendent et c’est Jésus qu’ils vont suivre en prenant le chemin décrit au psaume 22.
Dans la deuxième lecture Pierre revient sur cette conversion. Elle répond à un appel qui invite à prendre modèle sur Jésus afin de mourir au péché et de vivre pour la justice. En réorientant ainsi leurs existences ils se tournent vers leur berger, vers le gardien de leurs âmes. Une telle conversion, une telle réorientation provoque quelques souffrances car il s’agit de rompre d’avec la jouissance que nous prenons au péché, mais cela est possible puisque Jésus a fait son chemin sans jamais céder au péché. Pierre dit là que Jésus avançait avec une telle puissance qu’ils emportaient avec lui les péchés de l’humanité qui aurait dû l’entraver et l’immobiliser.
Mais au fait pouvons-nous dire, chacune et chacun, quand la voix de Jésus Christ nous a touchés au cœur de même les auditeurs de Pierre ? Rappelons-nous de cet évènement fondateur de toute vocation chrétienne !
Olivier Petit.
3 Dim de Pâques 2026- A – Ac 2,14.22b-33 ; 1 P 1,17-21 ; Luc 24,13 -35.
Le témoignage des femmes étonne les deux disciples cheminant vers Emmaüs. Et c’est cet étonnement qui les dispose, malgré leur tristesse et leur déception, à cheminer avec cet inconnu qui n’est pas au courant des évènements de Jérusalem. Le témoignage des femmes les a donc préparés à cheminer avec lui vers Emmaüs et dans les Écritures.
Et chemin faisant dans les Écritures, ils sont touchés par la présence chaleureuse du Ressuscité tant et si bien qu’ils insistent pour qu’il reste avec eux. Et au cours du repas il les associe à son corps par le partage du pain ce qui leur ouvre les yeux sur sa présence alors même qu’il disparaît à leur regard. Et ils retrouvent cette présence en rejoignant les Onze et leurs compagnons qui ont vécu la même expérience.
Ainsi lire à plusieurs les Écritures comme annonce de la mort et de la résurrection du Christ fait accéder les disciples à la présence du Ressuscité et les établit comme Église.
A la Pentecôte, Pierre lit deux psaumes à la manière de Jésus lisant les Écritures sur le chemin d’Emmaüs. Il y découvre que la résurrection de Jésus a été possible parce que celui-ci, avant sa mort, a noué avec son Père un lien que celle-ci n’a pu entamer.
Et Pierre ajoute dans sa première lettre que le Père attendait de Jésus qu’il tienne ce lien pour nous associer à sa résurrection puisqu’il partageait notre condition charnelle.
Ainsi croire que le Père a ressuscité son fils Jésus, c’est croire qu’il ne nous abandonne pas à la mort et à la corruption, à charge pour nous d’aimer comme il a aimé et de faire corps avec celles et ceux qui croient de même, avec celles et ceux qui aiment comme il a aimé, avec celles et ceux qui en portent la présence.
Le croyons-nous vraiment ?
Olivier Petit.
2e dimanche de Pâques 2026 – Ac 5,12-16 ; Ps 117 ; Ap 1, 9-19 ; Jn 20,19-31.
Thomas est le « jumeau » des autres disciples et notre « jumeau ». Son incrédulité révèle celle des autres disciples, ceux-là même qui n’arrivent pas à le convaincre, et la nôtre. Ainsi Jésus advient, donne sa paix, envoie, remet l’Esprit, donne le pouvoir de lier et délier les péchés, à des disciples incrédules qui n’osent pas lui demander de le saisir en ses blessures alors que Thomas l’ose.
Mais cette incrédulité tombe quand Jésus s’adresse à Thomas car ce dernier croit sans même en palper les blessures bien qu’il l’y invite. Thomas fait alors l’expérience de la présence vive de Jésus, de sa présence parlante qui le saisit comme un parfum saisit qui le respire et qui le fait ainsi passer de l’incrédulité à la foi !
Cette présence vive de Jésus habite les apôtres autour desquels se rassemblent les croyants dans la première lecture. Les apôtres portent cette présence parce qu’ils sont accrochés à cette pierre d’angle à partir de laquelle le Seigneur, aujourd’hui comme hier, édifie cette communion fraternelle qui se manifeste par la fraction du pain et des prières communautaires, édifie son Eglise.
Selon St Pierre, participer à cette communion fraternelle nous fait naître pour cet héritage vers lequel nous avançons, malgré les afflictions et les épreuves : à savoir la révélation en gloire du Fils ressuscité et la rencontre face à face avec son Père, avec notre Père. En effet de même que les apôtres et les premiers disciples, l’Esprit Saint, au fil de l’existence, nous rend semblable à Jésus et de ce fait capable de l’accueillir en sa gloire ainsi que de nous tenir en présence du Père.
Ainsi en toutes situations le Père nous transforme par l’Esprit Saint à l’image de son Fils et nous coopérons à cette transformation dès que nous nous demandons ce que ferait Jésus s’il était à notre place. C’est ainsi qu’il est la pierre d’angle qui tient l’œuvre qu’accomplit son Père de toute éternité ! Posons-nous en permanence cette question !
Olivier Petit.
1 Dimanche de Pâques 2026 – Actes 10,34-43 ; Ps 117 ; Colossiens 3,1-4 ; Jean 20,1-9.
Voyant le tombeau ouvert Marie Madeleine n’y entre pas. Et sans vérifier si le corps est présent ou absent, elle court dire à Simon-Pierre et à l’autre disciple qu’il a été dérobé. Et les deux partent en courant au tombeau. L’autre disciple arrive le premier, se penche et voit les linges mais n’entre pas. Simon-Pierre arrive après et entre dans le tombeau où, si l’on traduit exactement le texte grec, il contemple les linges et le suaire comme on vénère des reliques. Enfin l’autre disciple entre, voit et croit !
Marie Madeleine, Simon-Pierre et l’autre disciple caractérisent trois attitudes possibles devant le vide du tombeau. Il est possible de l’expliquer à la manière de Marie Madeleine. Il est possible de vénérer les traces du corps comme Simon-Pierre. Il est possible de prendre appui sur ce vide et sur ces traces pour croire que l’Écriture annonçant la résurrection est accomplie.
Marie Madeleine, Simon-Pierre et les autres s’aligneront très vite sur l’autre disciple. Eux aussi entreront dans la foi ce qui leur vaudra de manger et boire avec Jésus après sa résurrection d’entre les morts et d’en devenir les témoins annonçant qu’il est le juge des vivants et des morts capables de pardonner les péchés à qui croit en lui. En effet parce qu’il l’a emporté sur la mort, le mal et le péché, Jésus est la mesure de toutes existences ainsi que le remède aux péchés des pécheurs dès lors que ceux-ci croient que vivre à son école conduit à en partager la victoire.
Ainsi rechercher les réalités d’en haut, penser aux réalités d’en haut comme nous y invite Paul, c’est vivre à la manière de Jésus Christ là où nous sommes plantés car cela conditionne notre résurrection. Bien sûr vit ainsi la femme, l’homme qui entre dans la foi de même que l’autre disciple croyant que l’Écriture est accomplie à la vue du vide délimité par les linges et le suaire !
Montrons par nos existences que nous croyons !
Olivier Petit.
Veillée Pascale 2026 – Gn 1 ; Ex 14,15-15,1 ; Ba 3,9-15.32 – 4,4; Ro 6,3b-11 ; Lc 24,1-12.
Ba 3,9-15.32. Danièle, Marie, Kyala, Camille et nous tous ici présents prêtons l’oreille comme nous y invite Baruch afin de connaître la Sagesse et de vivre dans la paix pour toujours.
GN 1. Certes, cette Sagesse est parfois bien difficile à reconnaître en cette Création défigurée par le péché de l’Humanité que le Seigneur lui confiée pour le meilleur.
Exode 14. Et je sais que chacune de vous quatre a buté sur la mort, le mal et le péché de même que les fils d’Israël coincés entre la mer et les Égyptiens. Vous avez traversé des situations désespérées et désespérantes.
Luc 24. Mais de même que Moïse a ouvert un passage dans la mer, l’ange a roulé la pierre et vous avez entendu la Bonne Nouvelle de la Résurrection de Jésus Christ !
Je ne sais pas qui fut votre ange mais vous avez entendu que pour l’emporter sur la mort, le mal et le péché il faut aimer selon l’exemple de Jésus !
L’amour est la Sagesse du Seigneur ! L’amour est la loi du Seigneur qui redonne vie ! Et de même que les femmes quittant le tombeau vous vous êtes mises en route soutenues par vos accompagnatrices.
Ro 6. Et en ce soir Jésus Christ vient à vous par le baptême, la confirmation et l’eucharistie. Ainsi vous allez mourir au péché avec lui pour ressusciter et vivre en lui pour Dieu.
Puissiez-vous toujours être assoiffées du Dieu vivant de même que son fils Jésus !
Puissiez-vous toujours rendre grâce à Seigneur !
Puissiez-vous toujours tenir votre place parmi la multitude des disciples en fête !
Olivier Petit.